Exposition La Boca X LVL // 10 ans : Graphisme utopique vs Architecture radicale

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Les Anglais de La Boca sont venus poser leurs peintures et leurs valises quelques jours à Nantes, pour une de ces expos dont l’espace LVL a le secret (Bleu Noir, Grems, les énormes Hell’o Monsters par exemple… la province se rebiffe, définitivement un lieu à checker). Nos amis nantais ont pu assister à une double exposition entre l’espace LVL et la Maison de l’Architecture, qui fait le lien entre la vision pimentée de La Boca et l’architecture radicale.

La Boca est un studio de création qui aime les couleurs vives et les formes folles, ce qui donne une perspective et une perception presque extraterrestre de leurs œuvres, à ne pas analyser sous grosse drogue. Après avoir travaillé pour des labels de musique en réalisant des pochettes de vinyles, leur travail se penche aussi sur la création d’affiches de films (Black Swan sont les plus folles selon moi) et des collabs avec Ray Ban ou Nike dans le cadre de la sortie des chaussures du film Back To The Future (Nike Mag). Vu l’univers proposé par le studio il est donc pas surprenant des les voir collaborer avec un groupe comme Zombie Zombie (Cosmic Neman et Etienne Jaumet // clavier et drums, un espèce de Black Keys version électro sous acides que tu te dois de connaitre) pour ce qui est selon moi le masterpiece du groupe « Zombie Zombie Plays John Carpenter« . Fou album, fou artwork et fou cobra.

Je crois que je pourrais continuer à parler pendant des heures mais comme tu le sais, je ne suis pas wikipedia et j’aime laisser les choses parler d’elles-mêmes alors voila une sélection de ce que tu pourrais trouver sur les espaces webs du studio anglais…

Video // Teaser 420 Marie + Jane

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C’est un teaser fait maison pour vos petits yeux ébahis et vos oreilles engourdies.

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Dasswassup X Moker Crew // Teaser Expo After The End Of Time

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Nos amis du Moker Crew nous ont appelés pour les filmer pendant les préparatifs de l’expo After The End Of Time (20 Avril-20 mai), qui aura lieu à POL’n (quartier des OLIVETTES, là où on avait marché avec Nemir !!!) à Nantes dans le cadre du Festival Kraft du 11 au 21 Avril. Il y aura des concerts (notre homy Maodea par exemple), de la peinture, des expositions, des performances, des ateliers-workshops dans tous les sens et il y aura nous.

On vous invite et on vous encourage à checker wassup dans ce festival haut en couleur, qui met en avant des gens qui le méritent et qui vous propose de sortir des routes qu’on a tracées pour vous il y a bien longtemps. Tout ce qu’on aime…

Fanzine // Cooking by the Book

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Fanzine, c’est un peu le terme qui désigne la presse de geek. Là on va évoquer le geekisme de haute volée, le geekisme snob, le geekisme de salon, le geekisme qui prend pas les transports en commun. Pure Baking Soda est un jeune qui a un vrai nom dans la vraie vie et qui a décidé de faire de sa passion pour la musique rappée des Amériques une façon d’exprimer ses talents de narrateur d’histoires à coucher debout, dehors, la nuit.

Après avoir littéralement maqué le blog-rap-francophone-cirque, contribué à quelques magazines papiers, il se décide enfin à s’exprimer sur un plus long format, toujours accompagné d’Hector de la Vallée et son Lac de Feu, son fidèle dessinateur au feutre émotif, et épaulé par une maison d’éditions, FP&CF qui lui permettent de lancer Cooking by the Book, un fanzine qui a pour ambition de te donner de la culture rap.

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Chilling with Gasface // Des grosses couilles VS Le reste du monde

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Poser des questions à des gens qui ont marqué l’histoire de la « presse rap française » avec leurs interviews, c’est un peu comme taper la balle avec Ivan Lendl, tu sais que tu vas pas gagner tous les échanges. Ça part mal pour nous, Mathieu Rochet et Nico Venancio, les lyonnais les plus new-yorkais du monde commencent par nous la faire à l’envers en nous assaillant d’une rafale de questions en fond de court, mais on suit les conseils de Jean-Paul Loth et on reprend vite le service pour pas se faire breaker d’entrée. Rencontre :

Ça fait quoi de passer du côté interviewé ?

Nico : C’est cool, parce que nous c’était un peu comme des conversations, le moteur de tout ça c’est de la curiosité donc c’est cool de parler de ce qu’on fait, d’échanger avec les gens qu’on rencontre.

Dans Gasface, vos interviews étaient super documentées, vous alliez chercher des anecdotes…

Nico : On s’est rendu compte qu’il y avait pas vraiment de formule, il pouvait y avoir des trucs schématiques où on avait hyper bien préparé et ça tombe pile poil et c’est mortel, et puis y a des questions où t’as rien et finalement tu crées quelque chose, une espèce de connivence, tu rentres dans un truc où le mec se livre et t’as un super truc, et puis la plupart du temps c’était entre les deux. Je pense que nous on est curieux des gens, souvent on arrive à créer un truc intéressant et puis en plus on se disait que si on travaillait un petit peu en amont ce qu’on faisait, à la fin normalement il resterait quelque chose de cool.

Quelle est la fois où vous avez le plus appréhendé une interview ?

Mathieu : Avant qu’on fasse Ghostface, je me disais « c’est un mec qui répond beaucoup par oui ou par non », j’avais lu des interviews de lui, il avait pas l’air commode, comme des mecs comme Sean Price qui font pas cools. Ils sont pas cools, ils sont intéressants. Ils sont pas cools au sens où ils te mettent pas à l’aise ou quoi, ils sont juste comme ils sont. Et si le gars ça l’intéresse pas plus que ça il dira oui, il dira non et puis ça sera fini au bout de deux minutes. L’interview avec Ghostface elle avait duré 3 heures… C’était après le concert, et c’est le genre de truc où tu prépares pas du tout. Tu peux pas prévoir que le mec va te parler de Marvin Gaye, du diabète, de sa mère… enfin il racontait les histoires des meufs qui vont en boîte et qui sont crevées et le matin qui ne font pas le petit déj pour leurs gosses, et ils mangent des céréales le matin, des céréales le midi et des céréales le soir parce qu’elles sont jamais là… Et à la fin il dit « ouais je vais faire la piqure de diabète » et tu comprends qu’il parlait de lui.

Nico : Je me rappelle bien avec Ghostface, il y a un moment où je me suis dit « il a oublié qu’il y a le micro, il est parti dans un truc de ouf ». En fait t’as LA conversation que tu fais deux-trois fois dans ta vie, à 4 heures du mat’ dans un bar, c’est des petits moments magiques.

M : La fois où on a fait Jacques Audiard, je me rappelle en sortant de là, j’étais fatigué. Je me demandais pourquoi et c’est parce que le gars est vachement rigoureux intellectuellement, sur le choix des mots, il va prendre ta question comme un problème, la réponse pourra pas être bonne si la question est pas super élaborée.

N : Pour les gens du rap, même si ils te testent, on sait qu’on a un gilet pare-balle, même si ils te tirent dessus, on est intestable. C’est un peu le challenge quand tu vas dans d’autres secteurs, et ça fait plaisir de voir qu’après tu peux discuter, et même aller plus loin que ce que t’as lu d’eux. Tu vois Audiard, l’interview elle est vraiment bien, même par rapport à des canards ciné, il révélait des choses qu’il n’a pas dit dans d’autres interviews, celle d’Alain Corneau aussi elle était chouette, et tu te dis que c’est cool de sortir de tes trucs hyper référentiels, pour faire de la vraie culture. Enfin ce qui était perçu par nous comme ça à l’époque. Lire le reste de cet article